Ils ont aimé

16 Juillet 2017-Avignon-

Marie-Line Weber est un OVNI dans la chanson française. Contre Vents et Marées, loin des musiques tape-à-l ‘oreille et des effets de style, elle creuse son sillon dans l’émotion pure, sans pathos ni pleurnicheries : elle parle d’Amour.

Et de l’amour, elle en a à revendre depuis son enfance en banlieue où « l’on pouvait encore cueillir des boutons d’or » jusqu’à l’adieu à sa mère « qui lui a ouvert les yeux » alors « qu’elle lui fermait les siens ». Et puis, il y a les « Deux Amantes », « La Dame au Parapluie noir », « La Cicatrice », les années qu’il faut surmonter pour apaiser la douleur, pour enfin remercier la vie, les amis, les ennemis qui vous délivrent du mal. Avec en prime de bonheur, tombée du ciel, « Mademoiselle mon Ange » qui « grandit à ses côtés » et « qu’elle ne quittera pas avant de lui avoir donné des ailes ».
Y’a pas à dire, Marie–Line est là et bien là comme elle le clame d’entrée dans une reprise étonnante de sa chanson   « J’suis là « , et l’on mesure la vie qui est passée par là pour aboutir à cette sérénité et la plénitude de l’instant partagé.
Faut-il dire que tous les textes sauf un de Valérie Barrier, son amie de toujours, sont de Marie- Line Weber ?

Des textes épurés qui vont à l’essentiel, qu’elle chante simplement, naturellement, sans effet de manche, sans effet de voix, mais quelle voix ! Chaude et familière comme une amie. Qu’elle est cette magie qui fait que l’on se sent chez soi ?
Marie– Line chante Piaf depuis toujours.

Marie–Line a fidélisé deux musiciens créateurs qui l’accompagnent depuis « ¨Piaf-blues ».

« Piaf-blues » a réinventé « Piaf » avec des arrangements « Jazz-blues » intégrés aux textes et à l’interprétation : un pur bonheur. Alors, dans la continuité, Alain Piévic au piano et Théo Bègue à la batterie, en avant pour   » Marie–Line chante Weber  » . Et là, c’est un enchantement. Un tour de chant complet où l’émotion est bien sûr toujours là, ponctuée de textes narratifs, poétiques quelquefois, humoristiques aussi, toujours sincères et généreux, accompagnée d’un plaisir musical intense avec ses longues plages où les corps se lâchent et ne font qu’un.
A la fin du spectacle, on crie « Merci » comme la dernière chanson, Merci à Marie–Line, Merci à Alain Piévic, Merci à Théo Bègue,

Merci à « Marie–Line chante Weber »

Gérard Billon

23 Juillet 2017-Avignon

« Marie-Line n’est pas une chanteuse. Elle est plus que ça.

Sa voix est une douce couverture qui réchauffe, qui réconforte,
pour mieux nous ouvrir à nos émotions.

Elle est aussi un arc formidable tendu vers son public.
Ses textes, ses mots sont autant de flèches qu’elle nous tire en pleine poitrine.

Pour nous toucher subtilement.

Marie-Line n’est pas qu’une chanteuse. N’est pas qu’une voix.

C’est tout son être, toute l’énergie de son corps qu’elle utilise
pour nous emmener avec elle plonger vers l’horizon, vers le passé.
Nostalgie, sourire, larmes, rires. Toutes les émotions y passent.

Voilà, Marie-Line n’est pas qu’une chanteuse. Elle est une artiste qui fait du bien.

Alors qu’on l’écoute confortablement installés, on a l’impression qu’elle nous pétrit
le cœur tendrement, qu’elle nous reconnecte avec ce que nous sommes,
avec nos sentiments.
L’écouter c’est être convié à une fête organisée par ses soins,
chez elle, avec deux formidables et virtuoses musiciens.
Observez la profondeur de son regard, la musicalité de son corps,
la danse de ses mains et vous aurez la sensation d’exister, de vivre.
Elle nous rappelle que nous sommes des humains. Capables de bonheur.
Du mal, comme du bien.

Marie-Line n’est pas qu’une chanteuse. Elle chante comme on prend dans ses bras
pour faire un câlin.

Ses textes embrasent le cœur, masse l’âme…
Marie-Line est une grande dame.

Marie-Line n’est pas une chanteuse. Marie-Line est une grande chanteuse.

Perrine Piat